Histoire(s)  
 

(Merci à notre Mother Hash, le Kaohsiung HHH, Taïwan à qui nous devons ces pages!)

Des origines...
Le Hash House Harriers est basé sur un vieux sport anglais datant du début du XIXème siècle appelé "Hare and Hounds" ( le lièvre et le chien de chasse) dont on peut voir par exemple une illustration dans un journal londonien de 1869 accompagné de la légende suivante: " Une compagnie très élégante de sportifs pratiquant la marche, au sein du club du Lièvre et du Chien de chasse de la Tamise, ont l'habitude de se consacrer à un passe-temps sain qui consiste en une simulation de poursuite sur une piste marquée par du papier par deux de leurs membres".

...au Hash House de Kuala Lampur
Le nom plus familier de "Hash House", ( le hachis) vient du plat institutionnel qui était servi au Segala Club Chambers à Kuala Lampur en Malaisie où vivaient un certain nombre de célibataires ou d'hommes seuls, comme c'était souvent le cas au temps des colonies.
Les acteurs principaux de cette époque, tous britanniques étaient Albert S.I. "G" Gispert, mort au combat en 1942 dans la défense de Singapour contre l'invasion japonaise, Cecil H. Lee et Frederick "Horse" Thompson, les premiers Masters, Ronald "Torch" Bennett, le premier trésorier, puis plus tard Phillip Wickens et un groupe plutôt restreint de fidèles.
"Horse" Thompson avait découvert la "chasse aux papiers" à Johore Bahru in 1932. "G" Gispert initia "Torch" Bennett "Hare and Hounds" à Malacca en 1937/38. C'est "G" qui proposa la nouvelle appelation de "Hash House Harriers" à cette joyeuse bande qui, en 1938, commença à chasser le papier à Kuala Lumpur.Le run 100 se tenait le 15 Août 1941. Ils avaient encore le temps de faire 17 runs avant que l'arrivée des forces japonaises ne force le Hash à se mettre temporairement en sommeil.
C'est presqu'un an après la fin de la seconde guerre mondiale que les survivants se retrouvèrent en Août 1946 PhillipWickens déposa une réclamation au titre des dommages de guerre pour les 24 chopes, le vieux clairon abîmé du Hash, une baignoire en étain et deux vieux sacs perdus pendant l'occupation japonaise! C'est parfaitement l'esprit du Hash!
De 1948 à 1951, le Hash vécut une existance précaire, n'étant pas en odeur de sainteté auprès des autorités. La pratique du Hash était même plutôt illégale au vu du couvre-feu imposé à l'époque.

Les bandits de Cheras
L'épisode fameux des bandits de Cheras constitue un tournant . Par une soirée pluvieuse et sombre, les lièvres passèrent à travers un groupe d'hommes dormant sur le sol. Par contre ces mêmes hommes étaient bien sur leurs pieds quand les poursuivants arrivèrent sur les lieux mais on ne sait comment dans la confusion qui suivit, personne ne fut blessé! Un des membres du Hash courut jusqu'au poste de police de Cheras pour donner l'alerte. L'armée tendit des embuscades dans la région et cueillit dès le lendemain matin trois bandits. L'un d'entre eux avait sa tête mise à un bon prix qui fut partagé entre les membres du Hash. Dès lors le Hash se trouva en meilleurs termes avec les autorités malaisiennes et le reste devient de l'histoire!
Curieusement, jusqu'en 1966, le nombre de membres d'après les registres excéda rarement 50 et le Hash Mère de Kuala Lampur fut même un temps en danger d'extinction!